Alzheimer et dépendance : des solutions pour faire face

Chez soi le plus longtemps possible

Création de pièces de plain-pied, installation d’une commande d’ouverture/fermeture, sécurisation de la salle de bains, pose de mains courantes… Pour ce type de travaux, vous pouvez bénéficier d’une aide de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat) ou de la CNRACL (Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales). Attention : les travaux ne doivent pas avoir été engagés avant d’avoir obtenu la réponse de ces organismes.

Du personnel médical à domicile

Sur prescription médicale, une équipe spécialisée Alzheimer peut intervenir au domicile d’une personne à un stade peu avancé de la maladie, à raison d’environ quinze séances, pour l’aider à conserver une certaine autonomie en stimulant ses capacités. Composées de psychomotriciens, d’ergothérapeutes et d’assistants de soins en gérontologie, ces équipes mobiles (au nombre de 425 en 2014) dépendent des Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Leur intervention est prise en charge par l’Assurance maladie.

> Portail national d’information pour les personnes âgées et leurs proches : les équipes spécialisées Alzheimer (ESA)

Les solutions de répit pour les aidants

Essentiels aux aidants pour leur permettre de souffler, les hôpitaux et accueils de jour hébergent les malades d'Alzheimer pour quelques heures. À la clé, des ateliers thérapeutiques, des sorties favorisant les moments de partage et de plaisir. En 2014, 12 986 places étaient effectivement proposées au plan national (Insee 2016). De son côté, l’association France Alzheimer et maladies apparentées propose des actions tout au long de l’année pour les aidants de malades d'Alzheimer : formations gratuites, séjours vacances, haltes relais, groupes de parole, etc.

Comme chez soi, la sécurité en plus

L’accueil familial à titre onéreux permet à une personne dépendante de bénéficier d’un accueil permanent ou temporaire au sein d’une famille agréée par le conseil départemental. Elle dispose d’une chambre et participe à la vie de famille. Les accueillants ne sont pas toujours formés aux spécificités de la maladie d’Alzheimer. A mi-chemin entre la résidence autonomie et la maison de retraite, les unités de vie protégées s’apparentent à des colocations avec services ajoutés, à commencer par une présence assurée 24h/24.

> Portail national d’information pour les personnes âgées et leurs proches : vivre en accueil familial
> Famidac, l'association nationale des accueillants familiaux et de leurs partenaires

L’entrée en institution

Si la solution de la maison de retraite spécialisée n’est pas idéale, elle s’impose parfois lorsque l’état de santé du malade se dégrade trop. L’entrée en institution est une étape difficile qu’il convient d’anticiper. Fin 2011, 2 456 EHPAD ou unités de soins longue durée (soit un tiers du total de ces établissements) disposaient d’une unité spécialisée Alzheimer avec du personnel formé.

Pour en savoir plus, consulter notre dossier Les aidants

Article mis à jour en janvier 2020 et en octobre 2021

Article publié le 27/11/2017

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