Santé mentale : quelques définitions pour bien comprendre

Santé mentale : trois dimensions

Selon l’agence nationale Santé publique France, la santé mentale a trois dimensions :

  • La santé mentale positive : cela recouvre le bien-être, l’épanouissement personnel et la capacité d’interagir avec les autres.
  • La détresse psychologique réactionnelle : face à un événement éprouvant (deuil, accident, échec professionnel…), du stress, de l’anxiété, de la tristesse peuvent être ressentis. C’est une réaction tout à fait normale ! Mais si la détresse psychologique devient trop intense ou perdure, elle peut augmenter les risques de déclenchement d’un trouble psychique.
  • Les troubles psychiques et maladies psychiatriques : peuvent être plus ou moins sévères et/ou handicapants, et de durée variable. Les plus fréquents sont les troubles de la personnalité, notamment le trouble borderline. Leur diagnostic répond à des critères précis, et leur prise en charge nécessite des actions thérapeutiques ciblées dans un contexte médical.

À noter

  • Une maladie correspond à une entité définie avec des signes cliniques, biologiques et/ou radiologiques (par exemple, un cancer est une maladie).
  • Pour un trouble, c’est moins défini : c’est relatif à un symptôme, un comportement (par exemple, un trouble d’une articulation dont on ne sait pas à quoi le rattacher ou bien un trouble de la personnalité qui ne définit pas une maladie).
  • La distinction parcourt toute la médecine et pas seulement la santé mentale.

Santé mentale : deux catégories

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé mentale comme est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ». C’est une composante essentielle du bien-être général, au même titre que la santé physique.

L’Organisation mondiale de la santé distingue deux grandes catégories de troubles psychiques (2004) :

  • Les troubles psychiques fréquents légers à modérés incluant deux pathologies principales : les troubles dépressifs et l’anxiété. Certains travaux englobent aussi les addictions.
  • Les troubles sévères et persistants correspondant à des troubles chroniques avec des épisodes récurrents, plus rares et plus durables dans le temps. Peuvent être considérés comme relevant de ce champ les troubles psychotiques (dont la schizophrénie), les troubles bipolaires et les troubles dépressifs sévères.

Sous l’influence de nombreux facteurs

La santé mentale ne dépend pas de la seule motivation à se sentir bien. De nombreux facteurs peuvent la consolider ou au contraire la fragiliser :

  • Facteurs individuels : personnalité, patrimoine génétique, estime personnelle, événements marquants (deuils, rencontres, séparations…).
  • Facteurs externes : ressources financières, conditions de travail, de logement, de sécurité, accès à l’éducation, accès aux soins, discriminations…

© GettyImages_Luis Alvarez

Article publié le 06/10/2023

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